Tomber amoureux et attirance : ce que la science dit vraiment
Onedayte Redactie
Expert chez Onedayte
Tomber amoureux, c'est magique. Votre cœur fait un bond, vos pensées tournent en boucle autour de cette personne, le monde semble plus beau et plus intense. C'est comme si le destin vous avait réunis, comme si une force cosmique était à l'œuvre, plus grande que vous.
Mais derrière cette magie se cachent la biologie, la psychologie et l'évolution. Et comprendre comment fonctionne réellement l'attirance ne vous aide pas à démonter la magie, mais à faire de meilleurs choix. Car tomber amoureux et compatibilité sont deux choses différentes. Et les confondre est l'une des erreurs les plus courantes dans la vie amoureuse.
La neurochimie de l'état amoureux
L'anthropologue Helen Fisher de l'Université Rutgers a démontré par des scanners cérébraux que l'état amoureux active un schéma neurologique spécifique. L'aire tegmentale ventrale (ATV) libère de la dopamine vers le système de récompense, ce qui produit la motivation et le désir qui caractérisent l'état amoureux. La noradrénaline augmente, apportant vigilance et euphorie. Et la sérotonine diminue, ce qui explique pourquoi vous pensez de manière obsessionnelle à l'autre personne — comparable à la chimie cérébrale observée dans les troubles obsessionnels compulsifs.
C'est comparable à une addiction, et c'est précisément pour cela que c'est si intense. Votre cerveau a littéralement changé chimiquement. Chaque fois que vous voyez l'autre personne ou recevez un message, le système de récompense s'active. Chaque fois que l'autre personne est injoignable, cela ressemble à un sevrage. Cela explique aussi pourquoi la fin de l'état amoureux peut être physiquement douloureux : votre cerveau traverse une sorte de syndrome de sevrage.
Important : ce cocktail neurochimique dure en moyenne 12 à 18 mois. Après quoi, la relation passe à une phase d'attachement, portée par l'ocytocine et la vasopressine. Ce sont des hormones plus calmes qui créent un sentiment de lien et de sécurité. Moins excitant que l'explosion de dopamine de l'état amoureux, mais plus stable et plus profond.
Attirance versus compatibilité
Voici le cœur du problème pour ceux qui cherchent l'amour. L'attirance initiale et la compatibilité à long terme sont déterminées par des facteurs fondamentalement différents. Vous pouvez être intensément attiré(e) par quelqu'un qui est un mauvais match pour vous (parce que l'effet de halo brouille votre jugement, ou parce que des schémas d'attachement insécurisants amplifient l'intensité). Et vous pouvez à peine être attiré(e) par quelqu'un qui est un match parfait (parce qu'il n'y a pas de pic de dopamine quand il n'y a pas d'incertitude).
La recherche d'Eastwick et Finkel (2008), publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology, confirme cette divergence. Dans des expériences de speed-dating, les préférences que les gens avaient déclarées à l'avance (je veux quelqu'un de drôle, je veux quelqu'un d'ambitieux) ne prédisaient guère de qui ils étaient réellement attirés. L'image consciente que vous avez de votre partenaire idéal correspond rarement à qui fait battre votre cœur plus vite.
Ce n'est pas tragique. C'est une information. Cela signifie que vous ne devez pas ignorer le ressenti, mais que vous ne devez pas non plus le suivre aveuglément. L'attirance est un point de départ, pas une destination.
De plus, l'attirance n'est pas statique. Ce que vous trouvez attirant change à travers les expériences, la croissance personnelle, la compréhension de vos propres schémas. Quelqu'un qui à vingt ans n'était attiré que par l'apparence peut à trente ans être bien plus sensible à la chaleur émotionnelle et à l'humour. Ce changement est un signe de croissance, pas d'abaissement des standards. Cela signifie que votre cerveau a appris à regarder au-delà de la surface.
C'est d'autant plus important de ne pas juger trop vite. Donnez à un match la chance de devenir plus attirant(e) à mesure que vous apprenez à le ou la connaître.
Ce que cela signifie pour les rencontres
L'effet de simple exposition de Zajonc (1968) offre une vision plus nuancée de l'attirance. La familiarité augmente l'attractivité. Plus vous voyez ou parlez à quelqu'un, plus vous trouvez cette personne attirante — même si l'attirance initiale était faible ou inexistante. De nombreux couples heureux le confirment : ils ne trouvaient pas nécessairement leur partenaire attirant lors de la première rencontre, mais à mesure qu'ils apprenaient à se connaître, l'attirance a grandi.
C'est le principe derrière le Progressive Reveal d'Onedayte. En apprenant d'abord à connaître la personnalité à travers la conversation, puis en révélant ensuite les photos, l'effet de simple exposition a la possibilité d'opérer. Le résultat est que l'attirance n'est pas uniquement basée sur l'impression visuelle, mais enrichie par la connexion émotionnelle.
"The message of EFT is simple: Forget about learning to argue better. Instead, recognize that you are deeply attached to your partner and that you need emotional connection."
— Sue Johnson, Hold Me Tight, 2008
Sources : Fisher (2004), Bartels & Zeki (2000)